{"id":1872,"date":"2026-03-06T11:12:32","date_gmt":"2026-03-06T11:12:32","guid":{"rendered":"https:\/\/weband06.bodrix.eu\/?page_id=1872"},"modified":"2026-03-07T10:18:44","modified_gmt":"2026-03-07T10:18:44","slug":"justice-sociale-a-lepreuve","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/weband06.bodrix.eu\/index.php\/justice-sociale-a-lepreuve\/","title":{"rendered":"Justice sociale \u00e0 l\u2019\u00e9preuve"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h1>Donner la parole aux exclu-es du ch\u00f4mage<\/h1>\n<h3>Les personnes d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re en premi\u00e8re ligne<\/h3>\n<p>Il y a des silences qui p\u00e8sent. Le silence apr\u00e8s l&#8217;envoi d&#8217;un CV. Le silence apr\u00e8s un entretien qui s\u2019\u00e9tait pourtant bien pass\u00e9. Le silence d\u2019un courriel jamais re\u00e7u, d\u2019un appel promis mais absent, d\u2019une candidature \u00ab gard\u00e9e pour plus tard \u00bb.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Pour beaucoup de jeunes de la diaspora en Belgique, ces silences ne sont pas de simples contretemps : ils finissent par constituer une exp\u00e9rience sociale. Une fatigue. Une impression de devoir prouver sans cesse davantage, d&#8217;expliquer davantage, de rassurer davantage.<\/em><\/span><\/p>\n<p>On parle souvent du ch\u00f4mage en chiffres, en courbes et en politiques publiques. C\u2019est n\u00e9cessaire. Mais si l\u2019on veut parler de justice sociale, il faut aussi parler de visages, de trajectoires et de dignit\u00e9. Car derri\u00e8re les d\u00e9bats sur l\u2019activation, les allocations ou les \u201cefforts \u00e0 fournir\u201d, il y a des personnes qui cherchent un travail s\u00e9rieux &#8211; et qui se heurtent \u00e0 des barri\u00e8res que d\u2019autres ne voient pas toujours.<\/p>\n<p>En Belgique, la diversit\u00e9 de la population est un facteur social majeur. Statbel indiquait qu\u2019au 1er janvier 2025, 36,0 % de la population \u00e9tait d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re (au sens statistique large : Belges d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re et non-Belges).<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> Ce chiffre ne dit pas tout, mais il rappelle une \u00e9vidence : la jeunesse belge est plurielle. Elle parle plusieurs langues, circule entre plusieurs codes culturels et relie souvent plusieurs mondes. Cette richesse devrait constituer un atout naturel pour l\u2019\u00e9cole, les entreprises, les services publics et la vie d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Pourtant, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019emploi reste in\u00e9gal. Les donn\u00e9es du Monitoring socio-\u00e9conomique (SPF Emploi et Unia) montrent, depuis plusieurs \u00e9ditions, des \u00e9carts persistants sur le march\u00e9 du travail selon l\u2019origine, malgr\u00e9 certains progr\u00e8s.<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a> Le constat est connu, mais il demeure trop peu transform\u00e9 en action : \u00e0 dipl\u00f4me \u00e9gal ou \u00e0 profil comparable, les chances ne sont pas toujours les m\u00eames. Le probl\u00e8me ne rel\u00e8ve pas uniquement des comp\u00e9tences individuelles ; il rel\u00e8ve aussi des structures, des filtres et des repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que beaucoup de jeunes de la diaspora reconnaissent leur histoire. Un pr\u00e9nom jug\u00e9 \u201ctrop \u00e9tranger\u201d. Une adresse dans un quartier aussit\u00f4t associ\u00e9e \u00e0 des clich\u00e9s. Un accent qui suscite un doute imm\u00e9diat. Une mani\u00e8re de s\u2019habiller ou de parler interpr\u00e9t\u00e9e comme un manque de \u00ab code \u00bb, alors qu\u2019elle exprime parfois simplement un autre milieu social ou culturel. Unia rappelle que l\u2019origine et l\u2019origine sociale peuvent donner lieu \u00e0 des discriminations, y compris en mati\u00e8re d\u2019embauche.<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a><\/p>\n<p>Le plus dur, souvent, ce n\u2019est pas seulement le refus. C\u2019est l\u2019incertitude. Ne pas savoir si l\u2019on n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retenu-e parce qu\u2019il y avait un meilleur profil \u2014 ce qui arrive \u00e0 tout le monde \u2014 ou parce qu\u2019un biais a pes\u00e9, silencieusement, d\u00e8s la lecture du CV. Cette zone grise abuse des personnes. Elle pousse parfois \u00e0 l\u2019autocensure : changer de pr\u00e9nom sur le CV, \u00e9viter de mentionner certaines exp\u00e9riences, lisser sa mani\u00e8re de parler, cacher une partie de soi pour \u00ab passer \u00bb. \u00c0 force, on risque de demander aux jeunes non seulement d\u2019\u00eatre qualifi\u00e9-es, mais aussi de devenir invisibles.<\/p>\n<p>Il faut le dire clairement : nommer ces m\u00e9canismes n\u2019est pas chercher des excuses. C\u2019est prendre le r\u00e9el au s\u00e9rieux. Une soci\u00e9t\u00e9 qui veut \u00eatre juste ne peut pas exiger de chacun-e le m\u00eame r\u00e9sultat sans tenir compte des obstacles concrets qui se dressent au d\u00e9part. La justice sociale ne consiste pas \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter que \u201ctout le monde a sa chance\u201d ; elle consiste \u00e0 v\u00e9rifier, dans les faits, qui l\u2019a vraiment.[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Quand le d\u00e9bat sur le ch\u00f4mage oublie les in\u00e9galit\u00e9s<\/h3>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le d\u00e9bat public belge s\u2019est fortement concentr\u00e9 sur la r\u00e9forme du march\u00e9 du travail, la responsabilisation des demandeur-euses d\u2019emploi et la limitation du temps de certaines protections sociales.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Le sujet est l\u00e9gitime. Mais il devient injuste lorsqu&#8217;il est pr\u00e9sent\u00e9 comme si toutes les personnes partaient du m\u00eame point de d\u00e9part.<\/em><\/span><\/p>\n<p>Unia a rappel\u00e9, dans ses avis et recommandations, que certaines cat\u00e9gories de population subissent des d\u00e9savantages structurels sur le march\u00e9 de l\u2019emploi et que les politiques publiques doivent int\u00e9grer la r\u00e9alit\u00e9 des discriminations, plut\u00f4t que de les traiter comme un d\u00e9tail.[4] Autrement dit : on ne peut pas parler de ch\u00f4mage sans parler de discrimination, de s\u00e9gr\u00e9gation r\u00e9sidentielle, de r\u00e9seaux in\u00e9gaux, d\u2019acc\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9 aux stages, ni de la mani\u00e8re dont l\u2019\u00e9cole oriente parfois les parcours.<\/p>\n<p>Les statistiques globales montrent d\u2019ailleurs un paysage contrast\u00e9. Statbel a estim\u00e9 le taux de ch\u00f4mage BIT des 15-64 ans \u00e0 6,5 % au troisi\u00e8me trimestre 2025, avec de fortes diff\u00e9rences r\u00e9gionales (plus faible en Flandre, plus \u00e9lev\u00e9 \u00e0 Bruxelles, interm\u00e9diaire en Wallonie).[5] Ces \u00e9carts rappellent que la question de l\u2019emploi est \u00e0 la fois territoriale et sociale. Pour un-e jeune de la diaspora \u00e0 Bruxelles, Charleroi, Li\u00e8ge ou Anvers, l\u2019exp\u00e9rience de la recherche d\u2019emploi ne ressemble pas \u00e0 une abstraction nationale : elle d\u00e9pend du quartier, des transports, du co\u00fbt du logement, des contacts, de l\u2019\u00e9cole fr\u00e9quent\u00e9e, du type des contrats disponibles.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>La parole des concern\u00e9-es : de la plainte \u00e0 l\u2019expertise<\/h3>\n<p>Un pi\u00e8ge fr\u00e9quent consiste \u00e0 \u00e9couter la jeunesse de la diaspora uniquement quand elle souffre, et \u00e0 ne plus l\u2019\u00e9couter quand elle propose. Or, les r\u00e9cits d\u2019\u00e9chec, de discrimination ou de d\u00e9couragement sont aussi des savoirs. Ils permettent de comprendre o\u00f9 les institutions dysfonctionnent. Ils montrent ce que les tableaux statistiques ne voient pas : la honte de devoir relancer encore, la peur du jugement social, le sentiment d\u2019\u00eatre \u201ctrop belge\u201d pour les uns et \u201cpas assez belge\u201d pour les autres, la pression familiale de r\u00e9ussir vite pour soutenir la maison.<\/p>\n<p>Donner la parole aux personnes exclues du ch\u00f4mage de longue dur\u00e9e ou fragilis\u00e9es par des r\u00e8gles plus dures, ce n\u2019est pas les enfermer dans une posture de victimes. C\u2019est reconna\u00eetre leur expertise d\u2019usage. Une jeune dipl\u00f4m\u00e9e qui encha\u00eene des stages non r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s, un jeune p\u00e8re qui alterne int\u00e9rim et p\u00e9riodes sans revenu stable, une candidate surqualifi\u00e9e dont le dipl\u00f4me \u00e9tranger est peu valoris\u00e9, un \u00e9tudiant qui travaille le soir pour payer ses \u00e9tudes et arrive \u00e9puis\u00e9 \u00e0 ses examens : ces trajectoires disent quelque chose de notre mod\u00e8le social.<\/p>\n<p>Et elles posent une question de fond : quel type de soci\u00e9t\u00e9 voulons-nous ? Une soci\u00e9t\u00e9 qui trie rapidement et punit celles et ceux qui n\u2019entrent pas dans les cases assez vite ? Ou une soci\u00e9t\u00e9 qui investit dans les personnes, dans la confiance et dans l\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e9elle des chances ?<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Une parole qui construit : droits, r\u00e9seaux, solidarit\u00e9<\/h3>\n<p>La premi\u00e8re r\u00e9ponse, pour beaucoup de jeunes, n\u2019est pas toujours institutionnelle. Elle est collective. Un grand fr\u00e8re ou une grande s\u0153ur du quartier qui relit un CV. Une amie qui partage une offre de stage. Une tante qui aide \u00e0 pr\u00e9parer un entretien. Un-e enseignant-e qui recommande un-e \u00e9tudiant-e. Un syndicat, une association, une maison de jeunes, un service communal, un collectif de la diaspora qui ouvre un espace de parole. Ces gestes semblent modestes, mais ils emp\u00eachent l\u2019isolement.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que l\u2019\u00e9ducation populaire et l\u2019\u00e9ducation permanente jouent un r\u00f4le d\u00e9cisif : aider \u00e0 transformer l\u2019exp\u00e9rience individuelle en conscience collective, et la conscience collective en action. Comprendre ses droits, savoir identifier une discrimination, conna\u00eetre les recours possibles, apprendre \u00e0 documenter les faits, rejoindre des espaces d\u2019entraide, dialoguer avec des employeurs, interpeller les pouvoirs publics : tout cela rel\u00e8ve d\u2019un apprentissage citoyen.<\/p>\n<p>Nelson Mandela rappelait que \u201cl\u2019\u00e9ducation est l\u2019arme la plus puissante que l\u2019on puisse utiliser pour changer le monde\u201d.[6] Pour la jeunesse de la diaspora en Belgique, cette phrase ne doit pas se r\u00e9duire \u00e0 la r\u00e9ussite scolaire (m\u00eame si elle compte). Elle peut aussi signifier : apprendre \u00e0 lire les r\u00e8gles du jeu social, comprendre les institutions, ma\u00eetriser sa parole et d\u00e9velopper une confiance politique.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em>\u00e0 \u00ab oser inventer l\u2019avenir \u00bb. Pour les jeunes de la diaspora, cela peut vouloir dire : ne pas accepter qu\u2019on leur impose un horizon r\u00e9tr\u00e9ci.<\/em><\/span><\/p>\n<p>Thomas Sankara, dans une formule devenue un rep\u00e8re pour plusieurs g\u00e9n\u00e9rations africaines, appelait \u00e0 \u00ab oser inventer l\u2019avenir \u00bb.[7] Pour les jeunes de la diaspora, cela peut vouloir dire : ne pas accepter qu\u2019on leur impose un horizon r\u00e9tr\u00e9ci. Oser cr\u00e9er des r\u00e9seaux professionnels solidaires. Oser entreprendre. Oser entrer dans les administrations, les m\u00e9dias, les syndicats, les partis, les universit\u00e9s, les m\u00e9tiers techniques, l\u2019artisanat, les soins, le num\u00e9rique. Oser \u00eatre pr\u00e9sent-es l\u00e0 o\u00f9 se prennent les d\u00e9cisions.<\/p>\n<p>Wangari Maathai nous rappelle aussi que les transformations durables passent par des gestes concrets : \u201cCe sont les petites choses que font les citoyens qui feront la diff\u00e9rence.[8] Dans le contexte de l\u2019emploi et de la justice sociale, ces \u201cpetites choses\u201d peuvent \u00eatre puissantes : recommander une candidature, corriger une lettre de motivation, signaler une pratique discriminatoire, soutenir moralement quelqu\u2019un qui doute, cr\u00e9er un atelier d\u2019entraide, inviter un recruteur \u00e0 \u00e9couter des jeunes directement concern\u00e9s.[\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<h3>Ce que la justice sociale exige aujourd\u2019hui<\/h3>\n<p>Humaniser le d\u00e9bat sur le ch\u00f4mage ne signifie pas nier les contraintes budg\u00e9taires ni les d\u00e9fis de l\u2019emploi. Cela signifie refuser les raccourcis. Lorsque des personnes d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re restent plus souvent en marge de l\u2019emploi ou se retrouvent davantage dans des positions pr\u00e9caires, ce n\u2019est ni une fatalit\u00e9 culturelle ni un manque individuel g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9. C\u2019est un signal adress\u00e9 \u00e0 l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 : nos institutions, nos recrutements, nos orientations scolaires et nos politiques d\u2019accompagnement doivent faire mieux.<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, une approche juste suppose au moins cinq exigences :<\/p>\n<ul>\n<li>Renforcer la pr\u00e9vention et la lutte contre les discriminations dans l\u2019embauche et au travail ;<\/li>\n<li>Soutenir des accompagnements vers l\u2019emploi qui tiennent compte des r\u00e9alit\u00e9s v\u00e9cues (langue, mobilit\u00e9, r\u00e9seau, reconnaissance de dipl\u00f4mes, charge familiale) ;<\/li>\n<li>Valoriser les comp\u00e9tences plurilingues, interculturelles et transnationales comme de vraies ressources ;<\/li>\n<li>\u00c9couter syst\u00e9matiquement les personnes concern\u00e9es dans la conception des politiques ;<\/li>\n<li>Investir dans des lieux de m\u00e9diation, de mentorat et d\u2019\u00e9ducation citoyenne.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le d\u00e9bat sur l\u2019emploi est souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme une question d\u2019efficacit\u00e9 \u00e9conomique. Il l\u2019est, bien s\u00fbr. Mais il est aussi \u2014 et peut-\u00eatre d\u2019abord \u2014 une question de justice. Une soci\u00e9t\u00e9 qui laisse une partie de sa jeunesse se heurter \u00e0 des portes ferm\u00e9es pour des raisons li\u00e9es \u00e0 son origine se prive de talents, fragilise la confiance d\u00e9mocratique et nourrit un sentiment d\u2019abandon.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Dans son livre, \u201cJe fais un r\u00eave\u201d, Martin Luther King disait, \u00ab\u00a0toute injustice, o\u00f9 qu\u2019elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs. Nous sommes dans un r\u00e9seau de relations mutuelles auxquels nous ne pouvons \u00e9chapper. Notre destin\u00e9e est un v\u00eatement sans couture, ce qui affecte directement l\u2019un, nous affecte tous indirectement\u201d (King, 1985)<\/em><\/span><\/p>\n<p>La jeunesse de la diaspora en Belgique n\u2019a pas seulement besoin qu\u2019on parle d\u2019elle. Elle a besoin qu\u2019on l\u2019\u00e9coute, qu\u2019on la consid\u00e8re comme une force, et qu\u2019on construise avec elle. Sa parole n\u2019est pas un suppl\u00e9ment au d\u00e9bat public : elle en est une condition de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Et si la justice sociale est \u201c\u00e0 l\u2019\u00e9preuve\u201d aujourd\u2019hui, alors commen\u00e7ons par ce geste simple, exigeant, politique : rendre la parole \u00e0 celles et ceux que les statistiques comptent, mais que les discours oublient encore ![\/vc_column_text][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column]<blockquote class=\"grve-element\" style=\"\"><p>Patrick Balemaba<br \/>\nPour Sauti Yetu<\/p><\/blockquote>[\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][1] Statbel, <em>36% de la population belge est d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re<\/em> (12 juin 2025), https:\/\/statbel.fgov.be\/fr\/themes\/population\/structure-de-la-population\/origine (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[2] Unia &amp; SPF Emploi, <em>Monitoring socio-\u00e9conomique 2022 : March\u00e9 du travail et origine<\/em> (pr\u00e9sentation Unia + rapport PDF), https:\/\/www.unia.be\/fr\/connaissances-recommandations\/monitoring-socioeconomique-2022-marche-du-travail et https:\/\/www.unia.be\/files\/Monitoring_socio%C3%A9conomique_2022.pdf (consult\u00e9s le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[3] Unia, <em>Discrimination sur base de l\u2019origine ou condition sociale<\/em>, section sur l\u2019origine sociale et l\u2019emploi, https:\/\/www.unia.be\/fr\/discrimination-origine-ou-condition-sociale (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[4] Unia, <em>Recommandations pour la diversit\u00e9 au travail (2024)<\/em>, https:\/\/www.unia.be\/fr\/connaissances-recommandations\/recommandations-diversite-travail-2024 (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[5] Statbel, 72,7 %<em> des 20-64 ans avaient un emploi au troisi\u00e8me trimestre de 2025<\/em> (11 d\u00e9cembre 2025), avec l\u2019estimation du ch\u00f4mage du BIT \u00e0 6,5 % et des \u00e9carts r\u00e9gionaux, https:\/\/statbel.fgov.be\/fr\/nouvelles\/727-des-20-64-ans-avaient-un-emploi-au-troisieme-trimestre-de-2025 (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[6] Nelson Mandela Foundation, <em>Education, the most powerful agent of change<\/em> (29 septembre 2017), rappel de la citation de Mandela sur l\u2019\u00e9ducation, https:\/\/www.nelsonmandela.org\/news\/entry\/education-the-most-powerful-agent-of-change (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[7] Thomas Sankara (ressource d\u2019archives et de diffusion), <em>Oser inventer l\u2019avenir<\/em> (thomassankara.net), https:\/\/www.thomassankara.net\/interview-de-jean-philippe-rapp-realise-en-1985-oser-inventer-lavenir\/ (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).<\/p>\n<p>[8] Project Learning Tree, <em>Words to Live By &#8211; A Tribute to Wangari Maathai<\/em> (18 d\u00e9cembre 2019), citation attribu\u00e9e \u00e0 Wangari Maathai, https:\/\/www.plt.org\/educator-tips\/words-to-live-by-tribute-wangari-maathai\/ (consult\u00e9 le 27\/02\/2026).[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text] Donner la parole aux exclu-es du ch\u00f4mage Les personnes d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re en premi\u00e8re ligne Il y a des silences qui p\u00e8sent. 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